Disruption digitale : changer pour grandir

Le digital rebat, inévitablement les cartes.

Aucune fonction, entreprise ou secteur d’activité n’y échappera, d’une manière ou d’une autre. Autrement dit, si vous souhaitez inscrire votre activité dans la durée, vous devez mener à bien votre propre transformation digitale, au risque de ne plus exister à moyen ou à long terme.

J’associe transformation digitale et disruption digitale pour attirer l’attention sur le fait que si vous n’accomplissez pas cette transformation, la disruption pourrait vous heurter de plein fouet.

Beaucoup de choses ont été écrites sur le sujet.

Voici ce qu’en dit Tom Davenport, universitaire américain et auteur, spécialisé dans l’analyse et l’innovation en matière de processus d’affaires et de technologies, dans l’édition du 12 novembre 2014 du Wall Street Journal :

« Si la digitalisation était une bonne idée en elle-même, les entreprises devraient la mesurer, en utilisant un pourcentage ou un indice de classement, et se positionner par rapport à la digitalisation de leurs concurrents. Il devrait alors y avoir une forte corrélation entre la digitalisation d’une entreprise et sa performance financière. »

Source: http://www.tomdavenport.com/wp-content/uploads/What-the-Heck-Is-Digitization-Anyway.pdf

La définition même du sujet est intéressante :

« La disruption digitale est le changement qui se produit lorsque les nouvelles technologies et les nouveaux modèles d’entreprises affectent la proposition de valeur de biens et services existant. »

Source: searchcio.techtarget.com/definition/digital-disruption

Il semble qu’une semaine ne puisse passer sans que l’on entende parler d’une autre perturbation digitale « surprenante ». Le fait qu’Amazon achète Whole Foods a pris le marché par surprise. Peu importe le point de vue qu’on ait, il était difficile de prévoir un tel mouvement.

Est-ce si sûr ? Aurions-nous pu prévoir  l´émergence de Netflix, d’Uber ou d’AirBnB ? Bien sûr, la liste est sans fin. Prédire l’avenir n’est certainement pas une science, mais un certain nombre de modèles robustes peuvent nous donner une idée de ce qui est à venir.

Prédire le prochain « Uber »

J’aimerais me servir de deux modèles concernant l’avenir : l’exploration de l’horizon (« horizon scanning ») et la cartographie des chaînes de valeur (« value chain mapping »).

L’exploration de l’horizon concerne la prévision, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas de prédiction, mais plutôt de développement d’idées sur des avenirs possibles. Ce que nous savons ou ignorons peut être altéré. D’où la fameuse phrase de Donald Rumsfled : « les inconnues inconnues » (« the unknown unknowns »). De façon plus générale, il y a certains domaines que nous savons ne pas connaître, et le plus petit domaine de tous est celui que nous connaissons.

Une exploration de l’horizon est une perspective des futurs probables, et possibles, en ce qui concerne un sujet particulier. Cela implique un examen systématique de l’information provenant de différentes sources et experts afin d’identifier les opportunités potentielles.

La cartographie des chaînes de valeur est un sujet à part entière qui mérite son propre fil de discussion. Simon Wardley, chercheur au sein du Leading Edge Forum de DXC, mène justement cette réflexion. Il a rédigé plusieurs articles et un livre sur la façon d’utiliser la cartographie de chaînes de valeur pour aider à prédire l’imprévisible.

Pour vraiment comprendre cela, vous devez lire les billets de blog de Simon. Brièvement résumé, en utilisant l’analyse de la chaîne de valeur – comprendre le cycle de changement économique de la « paix », de la « guerre » et de la « réflexion » (« peace, war and wonder cycle ») – et en observant ce qu’on appelle « signaux faibles », nous pouvons commencer à comprendre quand certains changements sont plus susceptibles de se produire, que ce soit en impression 3D, en devises, etc.

Le cycle « paix, guerre, réflexion » imite le cycle de renouvellement adaptif des systèmes biologique et social, ainsi que les cycles économiques de longue durée (également appelés cycles de Kondratieff).

Nous ne prétendons pas être en mesure de voir l’avenir en détail, mais nous croyons que le modèle général de changement, pour les entreprises et la technologie, est plus prévisible que ne le pensent de nombreuses personnes. La recherche a démontré que les activités évoluent en suivant quatre étapes : la genèse, le prototypage pour un client, la commercialisation d’un produit et enfin, celle de  services quand un produit commence a être banalisé.

Ces activités « as a service » ouvrent d’ailleurs de nouveaux horizons, où, par exemple, l’électricité permet aujourd’hui de piloter un système de climatisation. Ce processus d’évolution peut se présenter comme une véritable disruption pour les secteurs traditionnels.

Enfin, si la disruption digitale est inévitable, comment une entreprise peut-elle s’y préparer avant qu’il ne soit trop tard ? Comment une entreprise peut-elle s’épanouir dans le changement ?

Auteur : Neil Fagan

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