Les transactions M2M ou l’avenir du paiement des machines connectées

Les modes de paiements ont connu des changements radicaux avec notamment la démocratisation des portefeuilles numériques tels que Paypal ou Venmo et l’apparition des cryptomonnaies comme Bitcoin. Mais le progrès ne s’arrête pas là et d’autres technologies font leur apparition. Au sein de DXC Labs, un groupe d’experts travaille sur des machines capables de réaliser des paiements entre elles, sans intervention humaine.

Dans le futur que nous construisons, les véhicules autonomes (voitures, chariots élévateurs, camions et autres machines) paieront eux-mêmes leur plein en carburant, leurs factures d’énergie, d’entretien et d’assurance. Autour de cette même idée, nous serions en mesure de construire des véhicules et des machines industrielles gagnant de l’argent en se louant, entre eux, leurs propres services.

Des technologies de « registres distribués » (DLT)  sont utilisées pour réaliser les paiements de cryptomonnaie entre personnes physiques et/ou entre personnes morales. « Ethereum Blockchain » est une de ces technologies.

Comparées aux paiements en cryptomonnaies, les transactions de machine à machine  (M2M) sont plus fréquentes, les volumes de données plus élevés, les besoins en ressources moindre et représente une latence réduite.

En conclusion, si les registres distribués fonctionnent très bien pour les paiements en cryptomonnaies, ils ne conviennent pas du tout aux transactions M2M.

Un véhicule électrique qui paie ses factures d’énergie

 DXC Labs a mis récemment au point une solution intelligente et décentralisée permettant de dynamiser l’avenir du M2M. Une équipe d’experts explore la possibilité d’un micro-paiements M2M complétement gratuit, et ce grâce à la solution IOTA, la plateforme de registres distribués pour l’Internet des objets (IoT).

Dans le cadre de ce projet, les véhicules électriques effectuent des paiements rapides et sécurisés vers les stations de charge. Le prototype se branche à une station de charge et grâce à leur portefeuille numérique respectif, la transaction se réalise automatiquement après la charge complète du véhicule. La prochaine étape pour ce même véhicule électrique sera de payer pour son entretien et ses assurances via des transactions M2M.

Pour cette transaction, un compteur intelligent suit l’utilisation des données pour calculer le montant dû et la facture est réalisée  en « MIOTA », la cryptomonnaie de IOTA.

IOTA est basé sur une nouvelle technologie émergente de registre distribué appelée Tangle. Développée par la communauté open source, IOTA est une plateforme de transaction et de paiement sans frais. Hautement évolutive, elle assure un transfert de données sécurisées, protégé de toute attaque informatique quantique. Pour répondre au besoin de nombreuses machines, IOTA est conçue pour les faibles besoins en ressources de réseau. Grâce à cette technologie, nous sommes en mesure de distribuer et de synchroniser des registres de données dans des environnements sécurisés et décentralisés.

Depuis DXC Labs, nous avons activé des machines à portefeuille intégré et fourni des identités sécurisées aux machines – le tout sans l’intermédiaire d’une banque et sans intervention humaine.

Et ça ne s’arrête pas là…

De nombreuses possibilités de paiements sont possibles grâce aux portefeuilles M2M. Cette technologie convient parfaitement pour que les machines connectées puissent payer leurs fournisseurs d’énergie, les véhicules connectés seraient capables de payer leurs stationnements, et les logiciels industriels de conception de payer les imprimantes 3D pour l’impression.

Grâce à la connectivité, nous pouvons allons plus loin que les systèmes financiers traditionnels.

Concevoir et activer des machines pouvant se payer l’une et  l’autre est un nouveau paradigme passionnant qui offre d’innombrables possibilités. Au cours des prochaines étapes, nous tirerons parti de la messagerie authentifiée masquée de l’IOTA pour fournir un moyen sécurisé, immuable, vérifiable et infalsifiable. Cela permettra d’accéder aux flux de données émis par ces machines pour une large gamme d’utilisations jumeaux numériques (à lire « the Digital Twin ») et Industry 4.0.


Vijaya Kumar Bhavani, principal technologist au sein DXC Labs India
Gopalakrishnan Rajaram, technologist au sein de DXC Labs India

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